( 25 juin, 2013 )

Sachant qu’on y passera tous un jour où l’autre (message perso)…

Sachant qu'on y passera tous un jour où l'autre (message perso)... dans Hommages et coups de gueule !

Cher « Dead-Fucking-DJ » : fais péter la sono !!!

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De toute façon, on le savait en naissant, chaque battement de cœur nous rapproche de la mort…

Quand on est en bonne santé, on s’en fout et on a bien raison.

La où ça se complique, quelques années plus tard, c’est quand le toubib te dit au revoir comme s’il te présentait ses condoléances, juste après t’avoir ausculté… Avant de t’envoyer chez le spécialiste qui fait la même tronche !

Puis viens le jour où tu vois, dans le regard de ta femme, celui d’une veuve…

Dans celui des proches, enfin ceux qui restent (parce qu’au début tout le monde est là, mais avec le temps, pas mal pointent aux abonné absents), tu sais qu’ils ont déjà jeté leur poignée de terre au dessus de ton cercueil…

http://www.youtube.com/watch?v=7sw_oczhBmE

Je voudrais donc rappeler certaines choses, quelques règles basiques, qui peuvent être utiles et améliorer le quotidien des « concernés »

 dans Hommages et coups de gueule !

(qui ne sont pas forcément des imbéciles en état de siège) :

On n’est pas forcément handicapé parce qu’on est malade.

On peut être handicapé sans être malade,

et être l’un où l’autre, voire les deux n’est en rien une tare…

Alors traitez-nous comme des êtres humains, doté d’un cœur, d’une sensibilité, de susceptibilité !!!

Et de grâce, gardez cette foi que nous avons en la vie et

ne nous enterrez plus vivant !!!

12 Commentaires à “ Sachant qu’on y passera tous un jour où l’autre (message perso)… ” »

  1. FANETTE dit :

    Bonjour JJ
    Et bien c’était ton coup de gueule du jour ????
    Pourquoi veux tu qu’on vous enterre vivant hein ???????
    J’ai vécu cette période là moi, et tu vois avec ma grande gueule et mes airs de grosse dure, je peux t’affirmer que ce n’est pas facile de voir ceux qu’on aime  » malade  » et  » foutu  » (dans mon cas je précise) Parce qu’il faut assumer le coup, et en plus annoncer à son malade (qui s’en doutait) la sentence
    Ensuite il faut annoncer à la famille, aux proches, et comme tu dis au bout d’un moment certains se font la malle (bon pas dans mon cas, ce fut trop court)
    Alors non on ne vous enterre pas, mais tu sais dans la tête ça tourne, tourne encore et encore, et quand tu es seule, au boulot ou ailleurs, tu pleures, tu rentre toute pimpante en rigolant, histoire de faire oublier la maladie, ton gosse titille son monde parce qu’il sait bien dans le fond de lui même que ça sent mauvais, parce que sa mère a voulu le préserver et n’a pas tout dit.
    Tu sais JJ, la maladie fait peur, non pas qu’on a peur de la contagion, mais on a peur de la suite, on redoute la fin, c’est inconscient mais comme on nous a tellement rabaché toutes ces sornettes, on a peur
    Tu vois c’est le mot PEUR qui ressort de tout ça, moi la nana qui ne mâche pas mes mots, qui n’a peur de rien ni de personne, qui n’a pas peur de sa mort a elle mais de celle des gens qu’elle aime
    Merci pour ce petit rappel et je finirai par une note d’humour : cette marche funèbre me rappelle les quelques paroles (un peu morbides c’est vrai, qu’on chantait une copine et moi étant ado) et pour le coup j’ai éclaté de rire
    bonne journée
    bisous

    • Bonjour FANETTE,

      Merci pour cette réponse qui permet de traduire le point de vue des deux côtés : malade/famille (proche) !!!

      Ma Maman est partie beaucoup trop tôt, et je l’ai toujours connue malade, puisqu’elle était cardiaque.
      Toute mon enfance, j’ai eu cette épée de Damoclès au dessus de la tête, cette peur de perdre l’être qui comptait le plus pour moi.
      C’est avec elle que j’ai connu les plus belles années de mon existence, et sans être pratiquante, elle avait une foi en la vie qu’elle m’a transmise.
      Malgré qu’elle n’ait pas eu beaucoup de chance (on le verra dans la suite de ma saga familiale) dans une vie qui ne lui faisait pas de cadeaux, elle avait une aptitude au bonheur qui forçait le respect : ce fut son plus bel héritage…

      Je suis devenu soignant, et mon souci premier fut toujours de mettre du baume dans le cœur des patients et résidents.
      Combien de fois leur ai-je remonté le moral, redonné le sourire, fait oublier la dure réalité qui les touchait, leur offrant pendant un temps une récréation… C’était toujours ça de pris !
      Et combien de fois ai-je vu un ou des membres de leur famille détruire mes efforts en une fraction de seconde par une remarque du style :

      « Ho, dis-donc : ça n’a pas l’air l’aller, toi… T’as mauvaise mine ! »

      C’est à ceux-là, entre autres, que je m’adressais, étant passé de l’autre côté de la barrière (sans espoir de retour).
      C’est déjà assez pénible de subir ce crabe, si en plus il faut que je console les proches : c’est ça le comble…
      Je comprends que ce ne soit pas facile pour les proches, mais tout est expliqué dans la chanson de Gilbert Bécaud que j’ai mise en lien.
      Et sachant que je n’ai jamais rien fait comme les autres, je serais foutu de le vaincre, ce crabe !!!

      De toute façon, la Grande Faucheuse devra attendre, et compte sur moi pour ne pas lui faciliter le travail !
      J’ai un avantage sur les autres : elle ne me fait pas peur, la garce !!!

      Le sujet est dramatique, mais j’ai voulu le traiter avec une teinte d’humour noir, d’où cette marche funèbre qui (je sais que ça va en étonner pas mal) m’a toujours fait marrer, car je l’avais aussi pastichée étant ado en chantant ces paroles avec mes gredins de copains, arborant une tête faussement neurasthénique :

      « Un corbillard s’avançait dans le brouillard
      Suivi de près par un autre corbillard
      Nous sommes heureux
      La joie brille dans nos yeux… »

      Tout ce que j’ai voulu dire :

      Même s’il ne devait me rester qu’une bouffée d’oxygène, vous qui m’aimez : laissez-moi la déguster comme une gorgée du vin de la bonne treille, ne la transformez pas en vinaigre !!!

      Gros Bisous,

      Jean-Jacques.

  2. myelitetmoi dit :

    merci pour ton post JJ!!
    handicapé est un terme que j’aime pas bcp.. je préfère dire que nous sommes des êtres fragiles et de libres penseurs…:)
    bisou à toi et très belle journée

    Dernière publication sur Santé, Espérance et Pêche : SCLEROSE EN PLAQUES – 14 ANS

  3. jcn54 dit :

    Comme je comprends bien ton post de ce jour !
    Bonne journée JJ.
    Amicalement.

    Dernière publication sur Jean Claude's news : Un ange parmi les anges

  4. binicaise dit :

    Ton post me va droit au coeur mais comme le dit Fanette ce n’est pas de notre mort dont nous avons peur, enfin peut être tant qu’elle n’est pas trop près de notre moi, mais celle de ceux que l’on aime est dur à envisager et cacher notre angoisse n’est guère facile .
    L’annonce d’une maladie grave est toujours difficile pour les soignants mais je crois que tant que la vie est là l’espoir aussi et il ne faut pas jeter l’éponge.
    Bonne journée bisous Jacqueline

    Dernière publication sur Binicaise : Blog en pause pour une durée indéterminée.

    • Bonjour Jacqueline,

      Merci…

      C’est pour ma Gigi que je suis peiné. Si seulement elle pouvait profiter de l’instant présent !
      J’ai encore de la marge, alors si elle pouvait avoir la même confiance que moi, que de souffrance en moins pour elle, moi qui ai la chance d’échapper pour l’instant à la douleur…

      Compte sur moi pour ne pas jeter l’éponge : ce n’est pas dans ma nature !!! :)

      Bisous,

      Jean-Jacques.

  5. chamade1000 dit :

    Bonjour
    Un thème assez difficile à aborder!
    Peut-être parce qu’on préfère ne pas y penser!
    Personne ne pense vraiment à sa propre mort! On craint surtout celle de ceux qu’on aime!
    Et pourtant quand la santé n’est plus là, on se sent plus vulnérable! Il m’arrive de penser au pire! Ce pire que nul ne peut éviter! Ce qui me dérange dans le comportement des autres c’est que si on n’est « pas bien » et que cela arrive souvent, on est déjà « mort » d’une certaine façon! Ne laisse-t-on pas trop vite de côté ceux qui souffrent? J’ai souvent eu cette impression! Ayant toujours eu une santé « fragile », j’ai pu entendre des commentaires pas très réconfortants! Certaines personnes n’ont pas de tact! Non, il ne faut pas considérer comme « morts » ceux qui souffrent soit d’une maladie soit d’un handicap! Mais notre époque est difficile! On mérite le respect même si on est atteint d’une grave maladie! Pas de réflexion comme : « Comme tu es pâle ».. »Tu as maigri il me semble! »…Si on me parle de cette façon, je n’ai plus aucun courage, plus envie de continuer! Alors restons bien vivants même si on est mal!
    Bonne fin de journée
    Amicalement
    Francine

    Dernière publication sur Mes émotions : A cette enfant que j'étais °°°°°

    • Bonjour Francine,

      Ça a toujours été mon combat, car avant d’être soigné, j’ai été soignant !!!
      On ne sait jamais ce que vous réserve la vie : la preuve…
      Ma Maman, juste avant de quitter ce monde (elle venait de faire un AVC) m’avait dit :

      « Et bien tu sais : il faut être en sacrée bonne santé pour être malade !!! »

      Celle phrase pouvait paraître paradoxale, mais elle avait raison, car elle avait fait de « santé » et « force » deux synonymes…
      Nous étions du même sang, de la même âme : on s’était compris…

      Elle avait dit ça suite à l’indélicatesse d’une soignante à qui j’ai rappelé les règles de l’éthique et de la déontologie vis-à-vis de la personne dépendante (dont je fus le plus fidèle serviteur) : elle s’est confondue en excuses et le dossier a été classé. Dommage qu’il faille toujours lutter pour demander ce minimum de respect auquel chacun a droit !!!

      Le regard et les remarques des autres… Tout est là…

      Amitiés,

      Jean-Jacques.

  6. Cette somme de jours est témoin de notre amour,que nous soyons vieux,malades,puissions-nous affirmer avec fierté cet amour qui verra notre éternité,afficher le sourire témoin de notre intime vérité,
    je vois ton sourire Jean-Jacques !!,
    salut à toi et bonne soirée.

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