( 18 février, 2011 )

Nineties : « Puisqu’il fallait bien continuer… » (9ème partie)

« Les anges déchus les comptables et le père prodigue« 

Chapitre 7 :

Nineties :

A la minceur des épluchures, on voit la grandeur des nations…

http://www.youtube.com/watch?v=t21sT1d55oo

A) « La grande scène du trois » !

Dans le bureau du notaire, ça ne rigolait pas du tout…

Celui-ci s’épongeait le front tandis que la soeur se signait, car René venait de lâcher quelques insultes et jurons dont il avait le secret, adressés à titre postume à son paternel.

Le notaire :

« Allons-allons, Monsieur, il y a une soeur, ici, quand même !!! »

René, s’adressant à elle :

« Excusez-moi, je n’ai aucun grief contre vous, ma chère soeur « soeur », mais là : c’est la goute d’eau qui fait déborder le vase !

Enfin : comprenez… »

La soeur :

« Puisque j’apprends que nous avons le même père, nous pouvons peut-être nous tutoyer et nous embrasser…

J’accueille cette nouvelle comme un don de Dieu !!! »

René fut désappointé et pris dans ses bras cette soeur qui venait de lui tomber du ciel.

Elle semblait tellement heureuse, son regard brillant d’une étincelle qu’il ne pouvait comprendre : celle de la foi…

Le prénom officiel de sa demi-soeur était « Geneviève », mais par rapport à sa communauté, elle était « Soeur Marie-Geneviève des Anges ».

René :

« Je suppose que c’est cet empaqueté de… »

Le notaire, à René :

« Allons-allons !!! »

René, l’oeil assassin :

« Pardon…

…Que notre « cher » papa t’as envoyé au couvent de bonne heure pour se débarrasser de toi, comme il l’a fait pour moi chez les jésuites ! »

Geneviève :

« Pas du tout !

Je ne me sentais pas à ma place dans la société.

Un jour, Dieu m’a envoyé un signe :

j’ai décidé de lui consacrer ma vie. »

René :

« Ha bon ?…

Il y a quand même certains détails que j’aimerais bien éclaircir, dans cette histoire…

Papa et ta mère vivaient ensemble après ta naissance ? »

Geneviève :

« Oui, mais je ne le voyais pas beaucoup.

Maman m’a expliqué qu’il était obligé de s’absenter souvent à cause de son travail… »

René :

« Tu parles…

Il n’a jamais rien foutu de sa vie, à part me pourrir la mienne, il a rendu ma mère tellement malheureuse qu’elle en est morte et, détail aggravant : ce con a dilapidé toute sa fortune !!! »

Le notaire :

« Allons-allons… »

Geneviève, le regard plein de compassion :

« Laissez, Maître !

Comme tu dois être malheureux d’avoir en toi tant de haine à exprimer…

Faut-il qu’il existe dans ton coeur de grandes souffrances…

Quoi qu’il ait fait, le Seigneur nous ordonne d’accorder le pardon à notre père.

Je lui accorde le mien sans conditions. »

René :

« Quand je pense qu’après la mort de Maman, mon père jouait les veufs éplorés inconsolables, et pendant que j’en bavais chez les moines les plus autères qui soit, Môssieur s’envoyait en l’air !!!

Alors : pour le pardon, excuse-moi, mais… »

Geneviève, à René :

« Je prierai pour le salut de son âme et de la tienne. »

René :

« Prie-donc pour que les fritz quittent la France le plus vite possible, ce sera plus utile !!! »

 

B) Et le spectacle continuait…

 dans Et mes souvenirs deviennent ce que les anciens en font.

Pierre Laval était vraiment parfait, dans le genre…

Dans les années 30, c’est à lui qu’on doit la diminution du budget de l’armée française alors qu’Hitler réarmait l’Allemagne, en violation du traité de Versailles !!!

 dans Saga familiale

http://www.youtube.com/watch?v=_2_O433NU20

Il fut un excellent valet au service de l’Allemagne nazie : ça ne devait pas lui porter bonheur le 15 octobre 1945…

Mais n’allons pas trop vite !

« Petit caporal » s’était incliné devant la tombe de l’Empereur, en cette journée qui était restée en travers du gosier des vrais patriotes parisiens…

Mais n’oublions pas qu’aux grands hommes, les grandes erreurs !

Il aurait dû réviser son histoire et ne point chatouiller ceux qu’il appelait les « bolchéviques » : ces mêmes russes qui avaient déjà sonné le glas d’une ascention impériale fulgurante…

Combien de soldats et civils morts de part et d’autre, à cause de la folie dévastatrice d’un malade ?!?

Ho, bien sûr, il est facile d’en parler aujourd’hui, confortablement installé derrière un écran, protégé par un Etat de droit !

Je me suis souvent posé la question de savoir ce que j’aurais fait à cette époque, si j’avais été allemand : comme dans la chanson de Godlman…

http://www.youtube.com/watch?v=L_auHQlul70&feature=related

Quoi qu’il en soit, Hitler était mal barré, d’autant que les japonais, de leur côté, crurent bon d’aller provoquer l’Oncle Sam à Pearl Harbor, le 7 décembre 1941…

Et là…

Fallait pas !!!

http://www.youtube.com/watch?v=s6ty8bztBKg&feature=related

Dès le lendemain, les Etats Unis entrèrent dans le conflit : ça changeait « légèrement » la donne !

René, apprenant cela sur « Radio Londres » :

« Ce cher Adolph va savoir ce que c’est que de passer des nuits blanches, avec ce qu’il vient de se mettre sur le dos… »

Oncle Sam commençait effectivement à regrouper ses effectifs :

http://www.youtube.com/watch?v=2pfCFU3Mqww

 

A suivre…

 

6 Commentaires à “ Nineties : « Puisqu’il fallait bien continuer… » (9ème partie) ” »

  1. canelle49 dit :

    Bonjour JJ,

    je me répète, mais lire l’histoire racontée par toi fait que je suis subjugée, tu as un véritable don de conteur, merci de nous l’offir sur ton blog.

    Bisous, Helene

    Dernière publication sur air du temps : Un cri d'amour !

  2. Ah ces boches,comme disait mon père,qui passaient dans les fermes,faisaient la rasia de tout ce qu’ils pouvaient emmener,surtout ne rien dire,les gosses mangeraient du topinambour et des patates s’ils ne repassaient pas avant,combien de fois je l’ai entendu dire celà,pour lui l’allemand était la brutalité même,nous on comprenait pas »ils sont allemands,pas boches!!! » nous répliquions quand Schumacher venait de péter la machoire de Battiston en 1982 !!!,c’est du football je m’égare,
    salut à toi et bon week-end Jean-Jacques.

    Dernière publication sur Chasseur d'Images Spirituelles : Avec modération

  3. Merci Canelle !!!
    (Je suis tout rouge !)

    Je me remets au travail…

    Bisous,

    Jean-Jacques.

  4. Salut Chasseur d’images !

    Battiston : je m’en souviens bien, et particulièrement de cet enfoiré de schumarer !!!

    Aujourd’hui, je n’ai plus de grief vis-à-vis des allemands, à part quand « France 2″ repasse pour la 2698ème fois les épisodes de leurs feuilletons soporifiques…

    Amitiés,

    Jean-Jacques.

  5. Cilou dit :

    FIn en apothéose comme toujours!J’espère que tu as passé une belle journée! DOnc, on se retrouve chez le notaire demain encore si j’ai bien compris!!!
    C’est très chouette d’avoir constamment en parallèle ce fond historique!
    C’est une période sur laquelle j’ai beaucoup lu! Elle me passionne! Pas le côté armement, stratégie…mais le côté humain ou inhumain comme on voudra!!!Peut-être aurai-je l’occasion de t’en parler un jour!
    Bonne soirée, CIlou

  6. Bonjour Cilou,

    J’ai passé une journée correcte, merci…

    Le notaire, je sais pas si je vais en reparler dans la mesure où tout était dit :
    C’est à cette occasion que mon Grand-Père a découvert qu’il avait une demi-soeur « soeur » et le brave Charles avait dilapidé sa fortune.

    Les deux eurent quand même une petite somme rondelette comme je devais le découvrir en 1995, mais « chuuuut !!! »

    Bisous,

    Jean-Jacques.

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