( 29 janvier, 2011 )

Eighties : du flash-back comme s’il en pleuvait… (5ème partie)

« D’abord…« 

 

Eighties : du flash-back comme s'il en pleuvait... (5ème partie) dans Chronique du temps qui passe...

http://www.youtube.com/watch?v=NfwW76JzVQI

Elle ne parlait que de cette maison qui aurait dû être à sa mère, si sa grand-mère lui avait restituée comme la morale l’exigeait, après la mort du père.

Mais la morale, chez ces gens-là, on n’connaît pas M’sieur…

« On compte » : comme dans la chanson de « Grand Jacques » qui « avait mal aux autres » comme » j’avais mal pour elles » d’évoluer dans ce monde petit… Si petit !

On regarde la moustache du père, la barbe du grand père, on s’appitoie sur le portrait du défunt fils, derrière ces trois photos exposées sur la cheminée condamnée, où on leur fait dire ce qu’on veut, puisqu’ils ne peuvent plus répondre… Où du moins qu’on ne peut plus les entendre.

La mamie Berthe tenait « Belle-Maman » sous sa coupe, comme depuis toujours. Lorsque son gendre partit rejoindre son mari « au delà de l’arc-en-ciel », elle lui mit le marché en main : l’accueillir dans la maison où accepter la vente de celle-ci, puisqu’elle avait le pouvoir décisionnaire, étant la « propriétaire légale » des lieux.

Et voilà comment une fille qui déteste sa mère se retrouve à vivre avec elle…

Je demandai à Marianne :

« En fait, qu’est-ce qui te gêne dans cette histoire ? Après tout : ce n’est pas toi qui vis avec les deux ! »

Elle, avec le regard défiguré par la haine :

« Quand mamie Berthe crèvera, la maison devra être partagée en deux !!! »

Moi :

« Ben dis-donc : tu la détestes encore plus que ta mère, vous n’engendrez pas la mélancolie ! Et… Pourquoi faudrait-il partager la maison en deux ?!? »

Elle :

« Parceque maman a une soeur !!! »

Moi :

« Ha merde ! Le « couplé » c’est déjà la croix et la bannière, mais si il faut se coltiner un « triplé » : moi je décroche !!! »

Puis, regardant aux allentours :

« Dites : y’a-t-il un exorciste dans la salle ? On se presse, c’est urgent !!! »

Pour l’avenir, j’imaginais ce tableau :

 dans Et mes souvenirs deviennent ce que les anciens en font.

Horreur ! Malheur !!!

http://www.youtube.com/watch?v=evb3RMZouTI&feature=related

Le groupe Gold se présentera au public avec ses Gibsons telles des Winchester en 1987. Ils ressemblaient à des cow-boys d’un western spaghetti des seventies, et c’est eux que j’aurais aimé avoir comme exorcistes…

 dans Saga familiale

http://www.youtube.com/watch?v=pbOYd23NWKA&feature=related

Mais là, nous étions un peu plus de trois ans en arrière et Marianne n’avait décidemment aucun sens de l’humour.

Elle :

« Tu m’énerves : tu rigoles de tout ! N’empêche que je n’accepterai jamais d’être dépossédée de ce qui me revient !!! »

Moi :

« Hé-hé, fallait commencer par là ! Tout ce qui vous intéresse les unes les autres : c’est le pognon… La famille vue sous cet angle : ça donne envie… »

Et le temps passa, de scènes en scènes, de crises d’angoisses en crises d’angoisses dont elle abusait.

Tout cela finit par me laisser « tout doucement » indifférent, à l’image des conflits à tout va, qui étaient presque quotidiens au sein de ce trium vira du diable.

En 1985, Bibi a chanté cette chanson qui m’a fait « tilt », car elle était chanté par une femme qui parlait d’un rapport sentimental avec un homme… Mais un homme aurait très bien pu chanter ça en s’adressant à une femme : moi, en l’occurence ?

http://www.youtube.com/watch?v=Z32RknbZE2I

Et oui : mon travail m’apportait plus de bonheur que ma vie familiale…

D’ailleurs, quel était mon travail et depuis combien de temps ?

A suivre…

2 Commentaires à “ Eighties : du flash-back comme s’il en pleuvait… (5ème partie) ” »

  1. CILOU dit :

    Oh la la, le suspens est insoutenable! LOL!!!
    Pas très joyeux cet épisode!Mais, je ne suis pas étonnée! Je commencerai à écrire pour toi d’ici une petite quinzaine car en ce moment boulot, boulot! Ce que tu m’as envoyé aura eu le temps de murir…Je te l’enverrai avant de publier.
    Je suis ravie que tu puisses évoquer toutes ces choses de ta vie! Car tu le fais malgré tout avec une certaine délicatesse, et même légèreté! Ce n’est pas lourd et pesant! De sorte que l’on monte dans le train avec toi…pour ce voyage au fil des ans…
    merci, CIlou

  2. Bonjour Cilou,

    Merci pour le compliment !
    Pour le texte : O.K. !

    J’envoie bientôt le texte suivant.

    Le prochain sera mardi ou mercredi…

    Bisous,

    Jean-Jacques.

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