( 21 janvier, 2011 )

Avant d’arriver au disco : il y eut quelques « contractions douloureuses »…

Avant d'arriver au disco : il y eut quelques

Il est certain que, quand vous avez été bercé, entre deux 33 tours classiques, par Piaf, Brassens, Brel, Béart, Barbara, Férré, Ferrat, Marie Laforêt, pour ne parler que de ceux qui me viennent à l’esprit juste maintenant : le rock and roll était une autre planète…

Ha, bien sûr, il y avait « Le King », et ce film sorti l’année de ma naissance…

 dans Et mes souvenirs deviennent ce que les anciens en font.

http://www.youtube.com/watch?v=zRu3tw9fYxE&feature=more_related

J’en étais resté là et je regardais, dubitatif, mes deux grandes soeurs faire ces gestes désordonnés qu’elles intitulaient « danse », en écoutant un nouveau 45 tours, qui est considéré aujourd’hui comme la première forme de « hard rock » : »Revolution » (The Beatle) !!!

http://www.youtube.com/watch?v=KrkwgTBrW78

 dans Saga familiale

« ZZ Top », bien après son « First album » de 1971 a su traverser les époques et ne pas trop casser mes oreilles :

http://www.youtube.com/watch?v=0_EFdod4YDo&feature=list_related&playnext=1&list=MLGxdCwVVULXf6bvlVy2ITE2U_ciry_0O7

Ce n’est pas pour rien que ce groupe fut choisi (en 1985) pour illustrer le film « retour vers le futur », (où un hommage est rendu par Michael J. Fox à Chuck Berry pour terminer dans un délire à la  »Jimy Hendrix ») !

http://www.youtube.com/watch?v=8VkiWPp7ZyE

Puis les Punks firent doucement leur apparition, cassant la gueule aux hippies « fleur bleue » et pacifistes !

On ne les appela plus « hippies » d’ailleurs, mais « baba cool »…

Dans la bouche des punks, c’était très péjoratif !

On aura deviné que je ne les aime pas beaucoup, on saura pourquoi une autre fois…

Les seventies pour moi, c’était mal barré, et je m’enfermais de plus en plus dans le cocon familial que venaient de quitter ma frangine la plus âgée, me laissant sa chambre où je me construisais un univers « aseptisé » de compte de fées, illustré par de la musique « en boîte »… Ce qui n’était pas bon pour l’ado sans père que j’étais, mais on ne fais pas toujours ce qu’on veut, n’est-il pas ?!?

Pour seule ouverture sur le monde extérieur (à part le Lycée, évidemment), j’avais un transistor à piles grâce auquel je pus écouter ce que l’on devait appeler plus tard, pour la musique populaire, le « hit-parade », et en plus, j’avais les informations : le bonheur rangé dans une petite boîte, en somme !

Je reviendrai dans un autre article sur les variétés et « mon vécu désenchanté » des années 70-75…

Le Lycée ne me laissa pas ce que l’on peut appeler « des souvenirs impérissables », car, à l’inverse de mes soeurs, les résultats n’étaient pas au rendez-vous…

J’en avais conclu que j’étais le débile de la famille.

C’est à cet instant que je pris conscience de ce qu’étaient « les grands moments de solitudes » au service du manque de confiance en soi, jusqu’au jour où un prof de science me déclara :

« Quand on a des notes maximum en musique et dessin, qu’on soulève ou lance le poids aussi loin en gymnastique (ce qui effectivement était le cas !), on ne peut pas être qualifié de « débile »… Tout au plus :  »d’élève à problèmes ». Et je te jure que je vais essayer de les résoudre !!! »

Où qu’il soit aujourd’hui : béni soit ce prof !!!…

Mon idole Barry White…

Entre deux « coups de blues », une musique vint à mes oreilles : c’était moderne, joué par un véritable orchestre (sans synthé !), et le chanteur, un mastodonte de 1,90 mètres qui pesait plus de 120 Kilos (!!!), avait laissé sa voix de velours qui faisait craquer toutes les minettes pour laisser ses musiciens s’exprimer :

c’était en 1973, un grand moment de musique de variété dont il lui donnait ses lettres de noblesse !!!

(considéré comme le « prototype » du disco)

http://www.youtube.com/watch?v=hBgKBJVm1p0&feature=fvw

Dès lors, plus rien ne fut pareil et le disco s’imposa dans le monde entier au sein des « dancings » que l’on rebaptisa chez nous : « discothèques » où la fièvre se développa le samedi soir, entre les « pattes d’eph » et le « brushing », sans compter les tonnes de laque…

http://www.youtube.com/watch?v=I_izvAbhExY&ob=av3nm

Les sixties avaient été pour moi un paradis, les seventies plutôt un enfer : allais-je survivre ?…

On le saura dans un autre article !

http://www.youtube.com/watch?v=Tth-8wA3PdY

 

14 Commentaires à “ Avant d’arriver au disco : il y eut quelques « contractions douloureuses »… ” »

  1. Cilou dit :

    Je me régale! Merci Jean Jacques! MOi aussi je me réfugiais dans ma chambre pour écouter la radio! A l’époque j’avais eu un magnétophone mais pas le cordon pour éviter les bruits extérieurs, véritables parasites lorsque tu voulais enregistrer. Je mettais la radio et à une distance correcte pour ne pas avoir de sifflements le magnétophone, et je passais des heures à enregistrer les chansons qui me plaisaient…si ma soeur rentrait dans la chambre à ce moment là, c’était fichu pour l’enregistrement et on se disputait alors un peu violemment! J’avais oublié ces grands moments de solitude en effet, où ton coeur d’adolescente transie qui attend le prince charmant se pâme sur la musique d’alors!
    Je te rejoins quand tu évoques Barry, quelle voix…j’adore!
    J’ai longtemps baigné moi aussi dans Piaf, Brassens, Brel, Béart, Barbara, Férré, Ferrat, Marie Laforêt en 33T bien-sûr! Je ne le regrette absolument pas mais adolescent on rêve d’autre chose! On se fait seul sa propre culture musicale, enfin on essaie…ensuite on partage avec les copains!
    Je rêve de savoir ce que tu fais aujourd’hui! Que peut-on bien faire quand on excelle en art plastique, en musique, en sport? de la musique peut-être? LOL!!!
    Je t’embrasse, CIlou

  2. Bonsoir Cilou,

    Je te dirai tout ça demain, car il faut que je coupe l’ordinateur…

    Bisous,

    Jean-Jacques.

  3. jcn54 dit :

    Merci pour se superbe article JJ !
    Et oui tout comme Cilou, j’en ai passé des heures dans ma chambre avec mon magnétophone à enregistrer les derniers tubes parus !
    Je me souviens avoir enregistré une superbe mélodie de Marie Laforêt (les plus beaux yeux du monde)qui avait pour titre  » Cadeau  » et dans laquelle elle parlait d’un enfant.
    Merci pour m’avoir remémoré ces magnifiques moments de ma jeunesse !
    Bon week end JJ.
    Amicalement.
    JC

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  4. Ah le délicat de l’adolescence,j’ai fais un article sur ce sujet,
    les ZZ TOP et leur fameux « LA GRANGE »,le père GIBBONS quel feeling !!!!

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  5. Bonjour Cilou,

    Ouf : j’ai réussi à me libérer !!!

    Merci encore pour toutes ces éloges…

    Comme je ne sais pas si j’aurai le temps d’écrire la suite de mon article aujourd’hui, je vais répondre à tes questions…

    En fait, je suis entré en sixième en 1969.
    On me mit, pour la première fois, une flûte à bec « sopran » dans les mains et j’appris à faire la gamme assez facilement, ma sonorité était bonne : j’avais tout compris de ce point de vue-là, mais…

    Il y avait cette « saloperie » que mon prof appelait « solfège ».
    Comme « je n’y entravais que dalle » et que j’avais autant envie de jouer ce morceau que de folâtrer avec la cantinière moustachue de 120 kilos qui nous servait au réfectoire, j’obtins la note « D », c’est à dire 10/20…

    Maman, voyant ça, fut très déçue :

    « Explique-moi quelquechose, mon choupinet : tu écoutes Jean-Sébastien Bach à longueur de temps, tu es capable de jouer « au clair de la lune » ou d’autres chansons sur ton pipeau, tu sais, celui que tu avais ramené avec des paquets de bonbons…
    Et tu n’as que « D » ?!? »

    Moi :

    « La musique du Lycée : elle n’est pas belle…
    Et puis : j’aime pas le solfège !… »

    Maman :

    « Et bien : nous voilà sauvé… »

    La semaine suivante, j’écoutais « les premiers de la classe » massacrer un morceau intitulé « Pour danser la polka », avec cette pauvre flûte qui ne leur avait rien fait…

    Puis vint mon tour, le prof soupirait déjà, persuadé que ma note serait encore plus mauvaise que la dernière fois, car je n’avais même pas ouvert le livre de musique.

    Je pris une inspiration après avoir soupiré moi-même, tellement je trouvais le morceau d’une banalité consternante.

    Et puis, soudain…

    Mon oreille transmis les informations à mon cerveau qui, lui-même, se mit à les transformer en doigté !
    Bon sang, que ce passait-il ?!?
    Comme pour faire un pied de nez aux premiers de la classe, j’avais fait de ce morceau banal quelque chose d’assez convivial pour que même les premiers de la classe tapent le tempo dans leurs mains !

    La classe entière applaudit, et même le prof qui n’en revenait pas…
    Ce qui avait commencé comme une provocation se terminait en triomphe !!!

    Le prof m’engagea dans sa chorale mais me fit toujours la guerre pour que je déchiffre : mais je n’y arrivais pas, ou très mal.

    Parceque moi, petit futé, il me suffisait d’entendre un ou deux camarades pour pouvoir réaliser en quelques secondes ce qu’ils avaient mis des heures à en baver.

    Puis j’ai redoublé ma sixième, le prof me fit jouer de la flûte à bec alto et là : délice…
    La tessiture de l’instrument me permettait de jouer la suite en si mineur, dont la célèbre Badinerie je JSB !!!

    Dans la cour de récréation, ceux qui étaient au consevatoire faisaient légèrement la bougie, car ils devaient encore attendre deux ou trois ans avant de faire d’un instrument, pour étudier ce foutu solfège…

    Il n’y avait qu’un détail qui embarrassait le prof qui me prit à part :

    « Dis-moi, mon petit Jean-Jacques : c’est bien beau de jouer à l’oreille, mais JSB a composé une suite en si mineur… Toi, tu me la joues en do mineur !!! »

    Et oui : mon électrophone jouait un demi-ton au dessus… :(
    Ce qui expliquait pourquoi le concerto pour flute et harpe de Mozart (en do) était si difficile à jouer pour moi !

    Je fis une année de solfège avant de dire « au-revoir M’sieurs-Dames… Au plaisir !!! »

    Après, j’ai fait de la guitare, mais je n’avais pas la fibre, malgré qu’on m’ait donné un premier prix pour un morceau de Villa Lobos, dans ce conservatoire privé où la petite-fille de la directrice obtint ce même prix avec ce même morceau mais en loupant ses harmoniques !

    Il fallut attendre 1980 avant que je ne m’achète un clavier électronique et que je reprenne la musique à mon rythme, en mettant un temps considérable pour déchiffrer (du JSB : on ne se refait pas !!!).

    En 1999, j’avais acquis un synthé 16 pistes qui m’a permis de composer tout en travaillant mon classique.
    Les aléas de la vie (divorce) ne m’ont pas permis de le récuperer, car il fut l’objet d’un chantage auquel je n’ai jamais cédé !

    Mais dans un ou deux ans, je reprendrai un synthé qui fera aussi piano pour reprendre là où je me suis arrêté en 2001…

    [j'ai plein de projets dans la tête, et quand ça va sortir : aïe-aïe-aïe !!!]

    Voilà pour la musique.

    Pour les arts plastiques, je n’ai pas eu plus de bol, car, si j’ai fait cinq ans (pour bonne conduite ;) ), je suis tombé à la mauvaise période : celle des artistes conceptuels, que j’ai osé surnommer des jean-foutres !
    J’en parlerai dans un article, tu verras : c’est pas triste.

    Quand j’ai claqué la porte des Beaux-Arts, je venais de dire à tous les profs qu’on ne pouvait être « artiste » et fonctionnaires », en demandant aux élèves de prendre tous les risques alors que soi-même on retrouve « bobonne », ses pantoufles et sa pipe avant le 20 heures !!!
    (Ils étaient tous payés par la mairie, donc fonctionnaires)

    Ben… Ils n’ont pas, mais PAS aimé du tout.

    Voilà pour les arts plastiques…

    Pour le sport, j’aurais pu intégrer une équipe de basket amateur, si je n’étais pas revenu de l’armée en « sept colis postaux », victime d’un camion citerne qui a failli me tuer en février 1980.

    Honnêtement, je n’étais pas motivé plus que ça par le sport, même si j’avais des aptitudes…

    Voilà, ça : c’était pour le sport…

    En 1984, j’ai intégré un établissement de soins où mes aptitudes physiques sont bien utiles pour la manutention des patients, car je suis aide-soignant.
    Je travaille en gériatrie et j’en suis très heureux, car j’ai gardé la musique et le dessin pour mon plaisir, en toute indépendance.

    8-) Mon Dieu : que j’ai été long !!!

    Je n’ai pas vu le temps passer…

    Bisous, Jean-Jacques

  6. Salut JC,

    Bon week-end à toi aussi !

    Amitiés,

    Jean-Jacques

  7. Salut Chasseur d’images,

    J’irai voir ça un de ces quatre…

    A plus.

  8. CILOU dit :

    Il est 1heure19 je viens de rentrer. Je lis ta réponse et les bras m’en tombent (c’est une image, rassure-toi!) Je suis désolée pour le synthé!Il est des objets que parfois on ne peut garder… A la maison, il y a quelques instruments aussi, un quart de queue, un piano droit! La flute à bec, cela va de soi! Quelques guitares électriques, des basses, des instruments africains et turcs que mes parents me rapportent de leurs voyages à l’étranger…tu vois, j’aime la musique!Mon rêve : une pièce entière d’instruments…dont un saxo… Le solfège, j’en ai fait pendant très longtemps! J’ai intégré la fac de musique jusqu’au deug…mon premier morceau d’examen à la fac était de JS Bach (do mi sol do mi sol do mi(bis), do re la re fa la re fa(bis) si re sol ré fa sol ré fa(bis) do mi sol do mi sol do mi (bis) do mi la mi la la mi la…………..et voilà…bonsoir, CIlou
    J’attends la suite….impatiemment!

  9. canelle49 dit :

    Bonjour JJ,

    je vois que les ados de notre époque on tous en peu le même vécu, ta plume me le fait ressentir de bien belle manière, la musique et les instruments que j’ai pu apprivoiser sont la guitare pendant quelques années et le piano dès mon plus jeune âge, mais un jour ce vieux piano a disparu de mon enfance et ce fut mon premier grand chagrin, mais comme le disait ma mère, il prenait trop de place, je n’ai jamais cru à ce mensonge, je crois plutôt que ma mère avait besoin d’argent, alors j’ai mieux compris et oui même à 4 ans on peut comprendre les adultes, ce vieux piano noir dont j’ai un jour écrit l’histoire à fait que mon prof de musique m’a dit un jour que j’avais l’oreille absolue, je joue du synthé sans avoir besoin d’autre chose que de mon oreille, j’entends une musique qui me plaît et sous mes doigts elle prend vie sans en avoir fait le moindre apprentissage, comme par miracle, mais n’est-ce pas aussi comme cela pour les mots, l’écriture n’est-elle pas non plus une chose qui vient sans chercher ?

    Merci JJ, ici je me replonge dans le passé de bien belle manière !

    Bisous, Helene

    Dernière publication sur air du temps : Un cri d'amour !

  10. Bonjour Cilou,

    Une pièce remplie d’instruments : quel bonheur !!!

    J’écris mon nouvel article,
    à plus…

    Bisous,

    Jean-Jacques.

  11. Bonjour Canelle,

    Tu as de la chance d’avoir l’oreille absolue !
    Je pense juste avoir de l’oreille, sans plus, et un bon instinct…

    Bon, comme j’ai dit à Cilou, j’écris la suite !

    Bisous,

    Jean-Jacques.

  12. CILOU dit :

    TU sais, mon quart de queue n’est pas accordé! Il trône comme un meuble au milieu de la pièce…J’en suis très triste mais on me demande une somme énorme (plusieurs milliers d’euros) pour le remettre en état!C’est un pleyel qui était auparavant dans une salle de concert en Mayenne…j’enrage mais il y a des priorités!!!! Je t’ai mis aussi un comm sur le texte suivant! J’ai l’impression de lire un roman…c’est un réel plaisir de te lire….
    Je t’embrasse, Cilou

  13. Cilou,

    En pensant à ton quart de queue, je pense que c’est la raison précise qui me fera acquérir plutôt un piano électronique avec touches sensitives (pédalier, of course !) et sonorité « Steinway »…

    L’entretien d’un piano classique coute extrêmement cher, et quand on ne s’appelle pas David Fray, pour en avoir l’utilité de par le monde ou qu’on a pas hérité d’un oncle d’Amérique, c’est un peu coton, convenons-en… :(

    Bisous,

    Jean-Jacques.

  14. CILOU dit :

    COucou,
    J’aimerais aussi un piano électronique…mais j’habite une ancienne maison adorable qui a encore besoin de quelques travaux…EN effet, accorder mon piano me coûte 80 euros par an! Mais c’est sur celui-ci que j’ai appris à jouer, à interpréter, à composer…je ne pourrai pas m’en séparer.
    Pour le piano électrique je vais finir par craquer…je n’ai aucune volonté quand il s’agit de musique…de livres…d’art en général!J’ai du tomber dans la marmite quand j’étais petite..Mais, contrairement au travail, c’est source de plaisir permanent…et là où il y a du plaisir…
    Bon, j’attends ton prochain texte, Bisou de Rennes où ma foi, il fait encore très beau! Na!! Cilou

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